Aldebaran aime méditer sur la vie et la mort, les couchers de soleil et les étoiles, et toutes ces choses si inutiles et si nécessaires.
Il aime par desssus tout les correspondances entre les domaines qui le passionnent : musique sacrée et musique classique, peinture, photographie, astronomie, géographie,...

J'écoute : Knut Nystedt
Je regarde : les profils de mes amis.
Je lis : de la musique.
Je joue : vraiment ?
Je mange : ... à nouveau trop de chocolat, oh là là !
Je bois : de l'eau plate... non de l'eau de là !
Je cite : « Je suis seul avec le silence. J’ai découvert qu'une seule note suffit quand elle est bien jouée. » Arvo Pärt
Je pense : donc je suis !
(mis à jour lundi 15 septembre 2008 à 23:50)

21/03/2008

21/03/08 - 18:25

Méditation pour un Vendredi Saint


Grünewald : Retable d'Issenheim (extrait)


Trois heures : nuit totale, éclipse, sombre jour. Le soleil voile sa face devant le meurtre de son Principe.

D'une voix forte, Il avait crié : «Père, entre tes mains je remets mon esprit.». Enfin, doucement, comme un secret ineffable, comme une parole d'adieu : «Tout est accompli.» Il avait baissé la tête, Il avait rendu l'esprit, Il avait enfin quitté ce monde dont Il portait tout le poids, ces hommes qu'Il venait de sauver de l'abîme du péché et de la mort.
Il nous avait laissé sa Croix : mains ouvertes, comme pour embrasser ce monde qu'Il venait de quitter, bras tendus vers le Père dans un geste de désespoir et d'abandon total, mais aussi bras tendus vers l'autre, Lui qui, dans un geste d'humilité, avait lavé les pieds de Ses disciples, Lui qui leur avait dit : «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.» Croix : lien entre le ciel et la terre ; Croix : signe indélébile du Sacrifice réparateur; Croix sur laquelle Tu as souffert et Tu souffres toujours, O Toi, notre Sauveur !
Seigneur, pitié pour celui qui te crucifie par ses péchés ! Seigneur, pitié pour celui qui tend les bras vers Toi en disant : «Des profondeurs, je crie vers Toi, Seigneur...» !

O douleur insondable pour une mère que la mort de son fils ! Pourtant, son visage est d'une douceur étrange : sait-elle déjà que la Joie prochaine va bientôt illuminer le monde ?
Elle avait pris son Fils sur ses genoux, comme autrefois, lorsqu'Il était enfant. Elle L'avait bercé. Maintenant qu'Il était mort, c'était à elle de porter la Croix, c'était elle qui avait son coeur transpercé par l'épée.
Après les douleurs de la crucifixion, après les épreuves de la mort, après les larmes d'amour qu'elle avait versées, après l'angoisse, c'était un adieu, c'était un au revoir : enfin, son âme était apaisée ; enfin, elle avait tout remis entre les mains du Père : son Fils, sa vie , son être même. A nouveau, elle avait ouvert les bras. Une dernière fois, elle avait embrassé le corps sans vie de son Fils, ce corps qui, bientôt, allait être transfiguré.
O Vierge sainte, fais que nous ayons confiance, dans l'épreuve et dans la mort, et que jamais nous ne perdions espoir !



Marie-Madeleine souffrait. Depuis sa rencontre avec Lui, elle ne L'avait plus quitté. Elle avait été transformée par Ses paroles, par Sa vie, par Son amour. Alors, Sa mort lui semblait un adieu définitif. Elle Le pleurait presque comme son propre fils. Elle ne connaissait pas encore la Lumière qui bientôt jaillirait, et sur elle la première, elle la pécheresse, elle que les pharisiens regardaient avec horreur, elle que Lui seul avait osé regardé avec un véritable Amour : et ce regard avait changé sa vie. Elle avait osé se laisser entraîner par l'Amour divin, elle s'y était plongée, elle y avait tant goûté que cet Amour sortait d'elle-même et éclairait les siens.
O Marie-Madeleine, toi qui, comme la Vierge, as souffert jusqu'au tombeau les douleurs de la passion, fais que nous nous laissions entraîner par le Sauveur !

Après les cris de la foule, après l'épreuve du chemin de croix, après la douleur de la crucifixion, voici la mise au tombeau. Le peuple s'en est allé : ne restent que les saintes femmes et quelques disciples. Le chemin est arrivé à son terme et Joseph d'Arimathie L'a descendu de la croix. Maintenant, la paix est tombée sur les corps et sur les coeurs. Maintenant, plus de douleurs, plus d'angoisse. Maintenant, le grand voile de la nuit va tomber sur Jérusalem.


Le Caravage : La Déposition

Ils Le portent doucement, comme on porte un enfant dans son berceau. Ils le couchent comme dans un nid. Ils ont peur de toucher ce corps qui était celui de leur Maître et Seigneur. Enfin, le repos Lui est donné. Plus de violence, plus de crachats, plus de coups de fouet. Sa souffrance a touché à sa fin. Et la Vierge pense : «Il s'est endormi, comme au temps de Bethléem.».

Les disciples sont désemparés. Une dernière fois, Jean regarde le visage de son Seigneur : pour lui, plus d'espoir. Son Maître est mort, le rêve d'un monde d'Amour est définitivement terminé. Avant de fermer le tombeau, il jette un dernier regard, puis ferme les yeux. Pour lui, tout est fini.

La Vierge sait que tout commence. Cette mort, ce n'est que le sommeil d'un instant, un repos après l'épreuve de la Croix. Ne Le réveillez pas, Il dort. O Christ, que ton repos soit doux !

Le jour sanglant est fini, la Passion est terminée. La nuit n'est pas éternelle. C'est la clé qui ouvrira le jour. Si la nuit n'était pas venue, le jour ne serait pas aussi beau. La fin de la nuit viendra bientôt. Bientôt, ce corps mort deviendra plus lumineux que le soleil, bientôt Il se relèvera, Il quittera le tombeau, cette demeure de l'instant, bientôt, Jean Le reverra dans la clarté, Lui qui avait dit : «Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie.» et il verra la tombe vide. Oui, la mort sera vaincue, la vie sera victorieuse ! Oui, tous, Marie-Madeleine, Jean, Joseph d'Arimathie, la Vierge, et tous les hommes verront la gloire du Ressuscité ! Oh ! vous tous ! n'ayez pas peur de la nuit, car le jour viendra !
La mort est vaincue, car Il l'a porté, Lui qui était Dieu et homme, Lui qui n'avait jamais connu le péché, mais qui s'était abaissé au plus bas de l'humilité humaine, Lui qui transfigure les blessures de la mort.

O Christ, fais que nous suivions Ton chemin de lumière et que nous ne soyons pas désespéré de la nuit qui nous entoure !


02/03/2008

02/03/08 - 18:10

Il paraît que je ressemble à David Beckam...

... à 68 %... en tout cas selon ce site ! C'est scientifiquement prouvé... !