Aldebaran aime méditer sur la vie et la mort, les couchers de soleil et les étoiles, et toutes ces choses si inutiles et si nécessaires.
Il aime par desssus tout les correspondances entre les domaines qui le passionnent : musique sacrée et musique classique, peinture, photographie, astronomie, géographie,...

J'écoute : Knut Nystedt
Je regarde : les profils de mes amis.
Je lis : de la musique.
Je joue : vraiment ?
Je mange : ... à nouveau trop de chocolat, oh là là !
Je bois : de l'eau plate... non de l'eau de là !
Je cite : « Je suis seul avec le silence. J’ai découvert qu'une seule note suffit quand elle est bien jouée. » Arvo Pärt
Je pense : donc je suis !
(mis à jour lundi 15 septembre 2008 à 23:50)

29/09/2007

29/09/07 - 13:08

Vers Aldebaran

Pourquoi avoir choisi Aldebaran comme pseudo ? Non, pas à cause des Chevaliers du Zodia-a-que (qui s’en vont toujours à l’atta-a-que), même si je suis de la génération du Club Dorothée. Non, j’ai choisi ce nom d’abord parce que je le trouve très beau, sa sonorité est poétique et chantante, et évoque pour moi le mystère et la profondeur. Ensuite, parce qu’Aldebaran est l’étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, mon signe zodiacal (même si je suis agnostique en astrologie…).
Et puis, surtout, parce que je suis, depuis toujours, passionné d’astronomie (à ne pas confondre avec « astrologie », svp) (astronome amateur, je précise). La contemplation des étoiles m’a toujours apporté une soif de curiosité et de découvertes, un sentiment de plénitude. Et puis, les immensités étoilées me disent que je suis «un néant à l'égard de l'infini, un tout l'égard du néant, un milieu entre rien et tout », comme le dit Blaise Pascal dans ses Pensées. Savoir que je tourne autour d’un des milliards de soleils de notre Galaxie, qui est une parmi les milliards de galaxies qui peuplent l’Univers relativise pas mal de problèmes… tout en soulignant le privilège que j’ai de pouvoir réfléchir à ma situation par rapport à l’Univers.. Comme chrétien, je ne peux qu’être émerveillé de la beauté de cette Création. Mais comme scientifique, la connaissance du ciel est aussi excitante et exaltante (voire jouissive) : quoi de plus passionnant que de découvrir de nouveaux horizons, et surtout si ceux-ci sont larges de plusieurs années-lumière. Quoi de plus beau que de contempler un monde en formation perpétuelle ?
Dernière raison qui m’a invité à choisi ce pseudo, c’est une œuvre du compositeur français Olivier Messiaen, Des canyons aux étoiles…, longue méditation musicale qui prend pour décor l’Amérique et ses paysages extraordinaires – notamment ceux de l’Utah et le ciel étoile. Pour Messiaen, Aldebaran symbolise le paradis, et il en fait une merveilleuse description musicale dans la septième pièce, « Les ressuscités et le chant de l’étoile Aldebaran », musique transparente, pure, lumineuse, peuplée d’oiseaux merveilleux dont Messiaen a le secret du chant. Alors, quoi de plus normal que de me mettre sous le signe de la rouge Aldebaran ?

29/09/07 - 12:15

Vers Aldebaran

Pourquoi avoir choisi Aldebaran comme pseudo ? Non, pas à cause des Chevaliers du Zodia-a-que (qui s’en vont toujours à l’atta-a-que), même si je suis de la génération du Club Dorothée. Non, j’ai choisi ce nom d’abord parce que je le trouve très beau, sa sonorité est poétique et chantante, et évoque pour moi le mystère et la profondeur. Ensuite, parce qu’Aldebaran est l’étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, mon signe zodiacal (même si je suis agnostique en astrologie…).
Et puis, surtout, parce que je suis, depuis toujours, passionné d’astronomie (à ne pas confondre avec « astrologie », svp) (astronome amateur, je précise). La contemplation des étoiles m’a toujours apporté une soif de curiosité et de découvertes, un sentiment de plénitude. Et puis, les immensités étoilées me disent que je suis «un néant à l'égard de l'infini, un tout l'égard du néant, un milieu entre rien et tout », comme le dit Blaise Pascal dans ses Pensées. Savoir que je tourne autour d’un des milliards de soleils de notre Galaxie, qui est une parmi les milliards de galaxies qui peuplent l’Univers relativise pas mal de problèmes… tout en soulignant le privilège que j’ai de pouvoir réfléchir à ma situation par rapport à l’Univers.. Comme chrétien, je ne peux qu’être émerveillé de la beauté de cette Création. Mais comme scientifique, la connaissance du ciel est aussi excitante et exaltante (voire jouissive) : quoi de plus passionnant que de découvrir de nouveaux horizons, et surtout si ceux-ci sont larges de plusieurs années-lumière. Quoi de plus beau que de contempler un monde en formation perpétuelle ?
Dernière raison qui m’a invité à choisi ce pseudo, c’est une œuvre du compositeur français Olivier Messiaen, Des canyons aux étoiles…, longue méditation musicale qui prend pour décor l’Amérique et ses paysages extraordinaires – notamment ceux de l’Utah et le ciel étoile. Pour Messiaen, Aldebaran symbolise le paradis, et il en fait une merveilleuse description musicale dans la septième pièce, « Les ressuscités et le chant de l’étoile Aldebaran », musique transparente, pure, lumineuse, peuplée d’oiseaux merveilleux dont Messiaen a le secret du chant. Alors, quoi de plus normal que de me mettre sous le signe de la rouge Aldebaran ?

25/09/2007

25/09/07 - 23:33

Méditation pour un jour gris




Jour gris. Le Stabat Mater d’Arvo Pärt dans les oreilles, je médite. Et puis, il y a ces paroles de Ramuz qui me reviennent :

« 14 mai : Ascension. Vers les sept heures, j’ai ouvert ma fenêtre. Il pleuvignait. Un ciel gris. Mais les oiseaux ne voulaient pas se taire.J’écoute avec nouveauté, je regarde aussi avec des yeux neufs : c’est le don du matin, c’est quand on ressuscite. Et le chant des oiseaux redevient musique ; je le réincorpore au spectacle dont il n’est plus que l’accompagnement : il rentre dans le système, il redevient béatitude. […] Poussant plus avant, on distingue obscurément que toute la nature n’est qu’une espèce de liturgie et qu’elle n’a pour fonction que de célébrer quelqu’un ou quelque chose (de se célébrer elle-même), avec persévérance et obstination. Jusqu’aux astres dans les cieux qui tournent perpétuellement sur eux-mêmes avec leur grande musique silencieuse par quoi ils se louent d’exister ; et puis, à présent, sur la terre, ces cloches, elles aussi singulièrement monotones, mais qui sont un nouvel apport à l’applaudissement universel. » (extrait de son Journal)

Retour à Pärt. Musique minimale, comme suspendue dans les airs. Trois voix, trois instruments à cordes, c’est tout. Et 25 minutes d’éternité… La première fois que j’ai entendu de la musique de ce compositeur estonien contemporain (il a 72 ans), je me suis dit : « Voilà, c’est ça ! ». Inexplicable attirance pour cet univers musical si étrange et en même temps si proche. Musique paradoxale : si ascétique, et pourtant si puissante, si impersonnelle et pourtant si émouvante, si peu descriptive, et pourtant mettant si bien en valeur ce texte extraordinaire du Stabat Mater ? Peut-être que c’est finalement ça, la « musique silencieuse » à laquelle faisait allusion Ramuz ?

25/09/07 - 00:41

Ségeste, par André Suarès

D'un de mes auteurs favoris, la description du temple de Ségeste, en Sicile.

"Grand, terrible, sublime: il n'y a rien de plus beau que le temple de Ségeste. C'est le temple d'Eschyle. Plus que solitaire, il crée la solitude (…)
La grandeur de Ségeste est écrasante: non pas par la quantité ou la matière, la hauteur des colonnes, l'immensité ni rien de ce qui fait les colosses: c'est une grandeur d'âme et elle parle à l'âme un tel langage qu'il nous dégoûte de tout autre. Magie de l'éternel, qui comble tout l'espace. Tout autre parole sent l'éphémère et sort des éphémères, ces insectes absurdes, les hommes. Le héros lui-même n'est qu'un marmot qui fait des gestes, un pantin peut-être ; et ce poupon indiscret croit manier les sphères. Les passions ne sont plus que ces rares coquelicots dans l'herbe rase: une seule persiste, toute-puissante et sans mesure: l'éternelle. La vocation divine emplit de ciel ce temple et ces colonnes. Elle les inonde. Vous n'allez pas venir me parler de vos intérêts, de vos intrigues, de vos querelles. Insectes, vous n'êtes pas à l'échelle."

Extrait de Temples grecs, Maisons des Dieux

On ne peut pas mieux parler de ce lieu magique !

25/09/07 - 00:24

Premiers pas...

Voilà, c'est fait, j'ai franchi le pas. Je suis sur GA (ça rime en plus). Bon, ça fait 2 ans que je voulais le faire, mais comme je suis un indécis-né (c'est pas gagné...), je crois que le délai n'est pas si énorme.

Avec mon emploi du temps plus que sur-booké, il ne faut pas vous attendre à un article toutes les heures, mais j'espère bien que je pourrai vous faire passer mes passions (qui sont nombreuses).

A commencer par le chant. Non, je ne suis pas rappeur ni hardrockeur, je chante dans un choeur... (décidément je suis très inspiré ce soir...) et pas de la chanson française, mais de la musique sacrée. Oui, oui, de la musique bien religieuse, bien catho, réformée et autre. Et, croyez-moi, mon fils, c'est cool.

Mais bon, on n'est pas des enfants de choeur quand même. Et puis, chanter du Johann Sebastian Bach, c'est quand même plutôt jouissif (oui, oui), quand on connaît le génie du gars !